temps passé
Tout se détruit, les monts et les vallées,
Les corps et esprits fatigués,
Qui marchaient encore hier,
Main dans la main vers l'hiver.
Tout semble vide et épuisé,
Les arbres de toutes les forêts,
La vie et l'envie qui naissait,
Tous les rêves qu'on faisait.
Les éclairs qui trônent là haut,
La vie qui trouve son tombeau,
Il ne restera que des mots,
Enterrer le juste, couronner le faux.
L'ivresse détruira ce qu'il reste,
Emportera avec elle la justesse,
Marchera sur les pétales de roses,
Pour en noircir un peu plus la prose.
Envolés les papiers froissés,
Déchirés les coeurs blessés,
Il ne reste presque rien,
De ce qui s'assemblait bien.
Les nuages portent le fardeau,
A travers le ciel, des eaux,
Et le Soleil se cache timide,
Il se cache, et disparait, lucide...
On gommera les traits de crayon,
Qui dessinaient des rêves trop vagabons,
Des désirs et des destins différents,
Qui s'en allèrent portés par le vent...
Rêver dans le passé, survivre du présent,
Penser au futur, loin de tous ces instants,
Marcher vers demain, sans croire au destin,
Vivre sans le vouloir, tout ca ne rime à rien...